
Selon les opposants à l’initiative, l’introduction d’un salaire minimum légal pourrait notamment rendre certains recrutements plus difficiles, en particulier pour les jeunes et les personnes sans expérience, et avoir des conséquences sur le nombre d’heures proposées ou sur les possibilités d’embauche.
La formation professionnelle constitue également un point central du débat. Le comité craint qu’un salaire minimum légal ne rende certains emplois plus attractifs à court terme et n’incite certains jeunes à renoncer à une formation professionnelle pour entrer plus rapidement sur le marché du travail.
Autre argument mis en avant : le rôle du partenariat social. Les opposants défendent les conventions collectives de travail (CCT), qui permettent de fixer des salaires minimaux adaptés aux réalités de chaque branche, tout en réglant d’autres conditions de travail telles que les horaires ou les vacances. Le Valais compte actuellement 28 CCT, dont 9 spécifiques au canton.
Pour le comité, les salaires doivent ainsi continuer à être définis par les partenaires sociaux et en fonction des réalités propres à chaque métier, plutôt que par une règle uniforme au niveau cantonal.
Le Bureau des Métiers partage cette approche et s’engage contre l’introduction d’un salaire minimum légal en Valais. Dans les métiers du second œuvre, le partenariat social et les CCT constituent des instruments essentiels pour tenir compte des réalités des entreprises, soutenir la formation et permettre une évolution des salaires en fonction des compétences et de l’expérience.
Le peuple valaisan se prononcera sur l’initiative le 29 novembre 2026.
Sources: Le Nouvelliste & RTS
